
Qui n’a jamais recherché désespérément une explication ? Lorsqu’un chapitre de notre vie n’est pas terminé notre mental est en crise. Que nous soyons dans une impasse, qu’aucune solution ne puisse être trouvée, ou que le dénouement d’une situation s’éternise, notre mental concentre alors toute son énergie à trouver une issue.
Car notre cerveau n’aime pas les choses restées en suspens, cela l’insécurise. Pour pallier cette vulnérabilité, notre mental s’acharne à trouver une réponse. Il ne fait que tenter de nous ramener à un équilibre intérieur.
Et cela a des répercussions sur tous les plans de notre être : cela crée une fatigue intense, un stress permanent, une confusion, une sensation de dispersion et des maux physiques qui ne tardent pas à s’installer.

Par exemple, si nous avons été licenciés sans motif clairement légitime, il est difficile d’accepter cette décision. Au-delà du sentiment d’injustice, nous avons besoin de comprendre. Car fort de cette compréhension, nous pouvons passer à l’étape suivante : soit agir et faire valoir nos droits, soit accepter la situation.
Mais, lorsque nous ne sommes pas en mesure de classer l’affaire, nous restons dans un état de stagnation. Nous rencontrerons alors des difficultés à nous engager dans une nouvelle recherche d’emploi. Et si nous acceptons un nouveau poste, nous l’aborderons avec des craintes et appréhensions qui ne nous appartiennent pas entièrement.
Comment agir lorsqu’une solution ne peut être trouvée ?
Si notre cerveau s’emballe c’est qu’il est hors de sa zone de compétences. Le problème n’est pas la situation en elle-même, mais le prisme à travers lequel nous l’évaluons.
Nous sommes en arrêt parce que, pour nous :
- Comprendre, c’est permettre une guérison,
- Savoir c’est être en paix,
- Trouver une explication, c’est pouvoir avancer.
Puisque notre mental cherche une cohérence, une fin logique, une issue possible dans l’unique objectif de nous maintenir en sécurité, nous allons devoir lui montrer que quoi qu’il arrive, nous sommes en sécurité. Là, maintenant. Dans l’instant présent.

Etape 1 Accepter. Nous ne pouvons pas avoir la réponse à tout. Il en est ainsi. Accepter que la situation n’ait pas d’issue est la première étape. L’acceptation n’est pas une résignation. C’est le processus mental qui fait office de clôture intérieure, et met fin à la lutte. Ce n’est pas un échec de compréhension, mais une limite structurelle du mental.
Etape 2. Se désengager de la situation. Tant que nous entretenons la croyance que comprendre est indispensable pour guérir, nous serons prisonniers de la situation. Se désengager, c’est prendre une décision claire : celle d’arrêter de nourrir mentalement ce qui ne peut être résolu. Cela passe par une intention ferme, consciente, et tenue dans le temps. Non pas pour fuir, abandonner ou minimiser, mais pour se respecter, pour s’aimer suffisamment, pour se protéger et préserver son équilibre intérieur.
Etape 3. Revenir au corps et à l’instant présent. Lorsque l’esprit tourne en boucle, le corps devient un refuge. Revenir au souffle, aux sensations, à la vie qui circule en nous, permet de retrouver un sentiment de sécurité immédiat. Le mental nous ramène là où le mental ne peut pas aller : dans l’instant présent.
Etape 4. Orienter son énergie vers ce qui nous anime. Cette étape est essentielle pour ne pas rebrousser chemin. Nous avons créé de l’espace en nous. Nous retrouvons alors une énergie nouvelle, plus disponible. Nous pouvons la diriger vers ce qui compte pour nous, ce qui nous nourrit, nous apaise et nous met en mouvement. Ces instants de répits, de joie, ou de contentement sont de petites victoires. Ils déposent de la douceur là où il y a eu blessure, et scellent en profondeur une fin d’un cycle. Il est temps de passer à autre chose.
Ce mois-ci, on explore ce qui coince. Blocages, situations non clôturées, impressions de stagnation…
Si ça te parle, les ressources s’enrichissent
tout au long du mois.
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