
Quand l’écoute devient un chemin de transformation
Pendant longtemps, j’ai cherché à comprendre.
Comprendre ce qui n’allait pas.
Comprendre pourquoi certaines blessures revenaient.
Pourquoi, malgré la volonté, malgré le travail sur soi, quelque chose résistait encore.
Et puis, peu à peu, quelque chose s’est déplacé.
Pas dans la tête.
Dans le corps.
J’ai commencé à remarquer que le corps savait avant moi.
Qu’il réagissait, qu’il se contractait, qu’il se fermait ou qu’il s’ouvrait, bien avant que je mette des mots sur ce que je vivais.
C’est là que la conscience a pris une autre place.

Ma vision est simple, et elle m’appartient :
je crois que le corps et le psychisme possèdent une capacité naturelle d’autorégulation, lorsqu’on leur offre de la présence, de la conscience et du temps.
Pas quand on force.
Pas quand on analyse sans fin.
Pas quand on cherche à “aller mieux” à tout prix.
Mais quand on ralentit suffisamment pour ressentir.
La conscience, pour moi, n’est pas un outil mental.
C’est une qualité de présence.
Une manière d’habiter ce qui est là, sans vouloir l’éliminer.


Le corps ne ment pas.
Il garde la mémoire des chocs, des manques, des silences, mais aussi des élans, des désirs, des forces oubliées.
Lorsque la conscience descend dans le corps, quelque chose commence à se réorganiser naturellement.
Une respiration se fait plus ample.
Une tension se relâche.
Une émotion peut enfin circuler.
Rien n’est provoqué.
Rien n’est dirigé.
Le corps fait ce qu’il sait faire,
quand on arrête de lui demander autre chose que d’être écouté.
La conscience ne “répare” pas au sens où on l’entend souvent.
Elle éclaire.
Elle met de la douceur là où il y avait de la dureté.
De l’espace là où tout était serré.
Et parfois, sans effort,
ce qui semblait figé commence à bouger.
C’est souvent très discret.
Presque imperceptible.
Mais c’est profond.
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